La France a opté pour une démarche basée sur un nouveau mode de gouvernance et sur l’intégration de la politique de préservation de la biodiversité à l’ensemble des activités économiques et sociales. Cette démarche offre une autonomie certaine aux acteurs locaux, les incite à l’action, leur délivre une grande responsabilité, sans néanmoins se départir du pouvoir de contrôle et de suivi dans l’atteinte des objectifs.
La nouveau mode de gouvernance se traduit par l’organisation des rôles respectifs, le partage des responsabilités entre l’Etat, les élus locaux et les contractants, par l’attention portée à la concertation et aux partenariats à toutes les échelles et à toutes les étapes du projet et par l’articulation de Natura 2000 avec les autres politiques et dispositifs de gestion de l’espace et de valorisation des territoires.
La démarche de Natura 2000 s’appuie sur l’intégration de la politique de préservation de la biodiversité et de protection des espèces et habitats naturels à tous les échelons de la gestion des territoires. La préservation de la biodiversité ne peut et ne doit pas rester le seul fait d’une communauté d’intérêts particulière. La prise en compte de la biodiversité comme une valeur et un atout pour le développement des territoires doit encourager l’ensemble de la société à agir en sa faveur.
Bonne gouvernance et intégration peuvent être considérés comme des éléments forts de la Démarche Natura 2000 mais aussi comme des objectifs, une part importante de sa finalité. Le projet européen a en effet vocation à réformer en profondeur notre rapport à la nature et à la gestion de nos territoires.
Avec comme objectif majeur de Natura 2000 de maintenir les espèces et les habitats d’intérêt communautaire dans un bon état de conservation, la démarche française privilégie la concertation, la prise en compte des spécificités locales et des intérêts de l’ensemble des acteurs (habitants et usagers d’un site), l’incitation et l’évaluation.
Chaque étape du projet d’un site Natura 2000, la désignation du périmètre, la définition des objectifs propres au site, la gestion contractuelle et l’évaluation du projet comme de l’état de conservation des espèces et habitats donne lieu à des échanges et réflexions dans le cadre de réglementations précises et d’un suivi par les services de l’Etat.

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